La qualité :  
qu'est-ce que c'est ?
La "qualité" a un grand nombre de facettes. Que signifie chacune de ces facettes au niveau du bien-être animal ?
Quelle relation avec les différents systèmes d'élevage ?

Qualités du produit 

Qualités du mode de production

Qualités ajoutées


Qualité nutritionnelle
notre santé
les modes d'élevage

Qualité sanitaire
  sanitairement
       correct
  zoonoses

Qualité gustative
  d'où vient le bon
      goût  ?
  conséquences pour
          les animaux 


Qualité visuelle
en construction

   d'où vient l'aspect
          visuel?    
  conséquences pour
          les animaux 


Qualité technologique
en construction
 
Qualité environnementale
les déjections
les systèmes agricoles
les milieux naturels
les ressources

Qualité sociale

Qualité du bien-être animal

pourquoi ? 
quels critères?





Systèmes d'élevage

tableau synthétique


Qualité imaginaire en construction
souvenirs et désirs
le piège de l'"image"

Qualité de l'origine
traçabilité - quel intérêt ?

Qualité du contrôle
industrie
contrôle du bien-être
le contrôle questionné

Signes de qualité
(voir sous chapitre marketing):
- signes officiels de qualité
agriculture biologique
label rouge
Indication géographique protégée
-  qualité certifiée
-  l'agriculture dite raisonnée
-  signes de qualité privés 
-  labellisation du bien-être animal

Plan du site

Les "qualités du produit" sont des caractéristiques physiques ou chimiques qu'il est possible de mesurer et d' analyser.

Les "qualités du mode de production" sont importantes parce qu'elles ont des conséquences sur la société, sur l'environnement, et sur la vie des animaux.

Appelons "qualités ajoutées"les outils et les représentations qui valorisent certaines qualités du produit et/ou du mode de production.  - Quels sont les liens entre ces qualités de valorisation et  les qualités du produit et du mode de production ?

Que signifient toutes ces sortes de qualités pour la vie des animaux ?

Quels sont les effets du bien-être animal sur la qualité, et quels sont les effets de la qualité souhaitée sur la vie des animaux ?

Si un produit est "bon" au niveau du goût,  est-ce que cela signifie que les animaux ont été "bien élevés" ?

Si le goût laisse à désirer, est-ce à cause de l'élevage industriel ?

Beaucoup de consommateurs en sont convaincus. De telles relations de cause à effet existent.

Mais dans certains cas,  des idées discutables sur la "qualité" sont même à l'origine de souffrance animale.
C'est peut-être un peu original ou un brin provocateur de proposer une classification comme celle ci-dessus....

Or  il faut revenir à la réalité. Celle-ci existe ! même si on a tendance à l'oublier, en travaillant avec les représentations qu'ont les uns et les autres de cette réalité.

Ce sont l'information,    la vérité,   et la  transparence qui donnent un sens à la communication.

Il faut  "remettre les pendules à l'heure" et questionner la réalité.

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Systèmes d'élevage : tableau synthétique

Souvent les débats sont rendus difficiles parce que le sens des mots "industriel"  "intensif", "extensif" prête à confusion.
Souvent les systèmes intermédiaires, situés entre le standard industriel et l'agriculture biologique, de montagne, ou très extensive, sont mal connus. Or des systèmes alternatifs devraient  se développer AUSSI en plaine, et REMPLACER les systèmes industriels.

 Système d'élevage      Type d'élevage

système industriel ou conventionnel, rationnel, moderne, standard... 

système spécialisé, très intensif, où la productivité prime ; fournit la matière première à l'industrie

- génétique animale : hyperproductivité

- logement : forte densité animale

- fonctionnement : automatisation maximale

- production de masse

système alternatif : 

spécialisé ou non,

 la productivité n'est plus le seul ou principal objectif

la différence porte

- parfois sur la génétique (poulets, dindes...) mais pas toujours (vaches laitières, porcs...)
- sur le logement : moindre densité, davantage de confort, et souvent  une sortie au plein air
-  moins d'automatisation
- un objectif "qualité" qui se positionne plus ou moins à la place ou à côté de l'objectif "quantité" 

la méthode d'élevage est la même

les dimensions varient, la tendance va à l'agrandissement et à la concentration

intensif

extensif

Diversité des systèmes,
avec différents gradients  (pas nécessairement toujours liés)
-  
de l'intensif vers l'extensif
- du plus grand vers le plus petit 
- d'un bien-être minimal vers l'excellence
société ou groupement, voire
multinationales
intérêt purement financier,
structure familiale Tendance vers des exploitations à dimension humaine. Mais il existe aussi de très grands domaines qui pratiquent de l'élevage alternatif, p. ex. en agriculture biologique, en incluant une motivation d'ordre éthique.
Exemples Poules pondeuses en cages-batteries  non-cage = alternatif
de l'intensif vers l'extensif :
- Volière sans sortie au plein air
- Plein air : du grand troupeaux (p.ex. 20 000 poules) aux petits troupeaux  (p.ex. 6 000 poules)
de l'intensif vers l'extensif :
- Bio (troupeaux plutôt petits, mais ramassage automatique pas interdit)
- Plein air avec de petits troupeaux (ramassage des oeufs à la main : p.ex. 2000 poules)
- très petits troupeaux en vente directe...(bio ou non)
Porcs : caillebotis, normes a minima
de l'intensif vers l'extensif :
(différents systèmes avec litière) :
- litière accumulée
-  cases structurées avec différentes zones (repos, activité, déjections...)
- surfaces par animal très variables, en tout cas supérieures au standard
- parfois parcours en plein air
de l'intensif vers l'extensif :

- Logement spacieux

- Elevage en plein air

- Races rustiques, plein air et abattage tardif
Génétique génétique hyerproductive
poulet à croissance rapide (gain de poids/jour)
exemples :
- En poulets et en dindes le caractère essentiel est  la croissance lente.
- génétique plus rustique  : poules plein air, vaches à l'herbe
- beaucoup plus extensif encore : les  races anciennes de porcs, élevés en plein air.
Aération claustration, ventilation mécanique plein air + ou -
ventilation plutôt naturelle
- peu d'animaux à l'hectare,
- plein air + +
Type de sol

Surfaces par animal
porcs : caillebotis intégral, sauf obligations légales

lapins, pondeuses : grillage
volailles de chair : litière
- confort  +
- surface par animal +
- liberté de
    mouvement  +
 
Alimentation  industrielle, achetée  ; ou fabriquée à la ferme achetée ou fabriquée à la ferme +
(herbe +)
Sanitaire claustration, désinfections + + +
frais vétérinaires importants
réduction (obligatoire) des antibiotiques, mais de + en + de vaccins, pré/probiotiques etc
à l'occasion crises sanitaires graves
si la conduite de l'élevage est bonne, meilleur état général des animaux, et moins de traitements  vétérinaires
selon le cas, la maîtrise des parasites peut nécessiter un effort particulier
Déjections production de grandes quantités, problèmes de pollution, stockage subventionné, traitement (industriel) de grands volumes de déjections élevages plus petits donc moins de problèmes
fumier pailleux au lieu de lisier seul
liaison au sol, donc fertilisation valable
Lien social anonymat,  grand nombre,
pas de respect des structures sociales naturelles entre animaux

pas de relation avec l'éleveur  (un minimum de temps passé par animal) 
respect limité des structures sociales naturelles respect variable des structures sociales naturelles 
relation avec l'éleveur possible, en fonction de sa motivation
Autonomie de l'animal Aucune, à part manger et se reproduire autonomie + ou -  autonomie +
Débouché grande distribution, forte pression sur les prix (marché mondial), exportation Grande distribution, souvent pression excessive sur les prix vente directe +
Valorisation aucune,  ou possibilité de certification (concerne le produit) ou agriculture raisonnée (concerne toute l'exploitation);   divers : marque privée (p.ex. porc Thierry Schweitzer),  label rouge (P.ex. poulet, oeufs...), agriculture biologique....

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