La qualité environnementale:
enjeu planétaire

paysage de pâtures, havre de paix
La qualité environnementale concerne
- les ressources naturelles et en particulier l'eau,
- la biodiversité, richesse des milieux naturels,
- et le cadre de vie.
Mais les choses vont mal : aujourd'hui l'environnement est instrumentalisé pour pérenniser l'élevage industriel.

déjections milieux naturels ressources naturelles cadre de vie durabilité La question du soja

C'est une qualité liée au mode de production. 

Elle a une dimension éthique.

La préoccupation pour l'environnement englobe deux sortes de motivations :
  • la première touche à nos intérêts personnels immédiats : c'est notre santé, notre eau potable et notre facture d'eau, notre cadre de vie autour de notre logement.
  • la deuxième dépasse nos intérêts personnels immédiats, et plus ou moins égoïstes.  Elle se soucie des autres hommes (même loin), de la nature (même loin), des générations futures, et de l'avenir de notre planète.
En effet, les dévastations les plus catastrophiques se passent loin de chez nous :
  • destructions des forêts tropicales d'Amérique du Sud pour la culture industrielle du soja, destiné à l'alimentation des animaux d'élevage en Europe.
  • destruction des forêts tropicales pour la production industrielle d'huile de palme
  • destruction des mangroves, pollution des mers etc. par l'aquaculture industrielle
  • surexploitation  et destruction des ressources maritimes par la pêche
mais tout est lié à un système alimentaire industriel et mondialisé qui s'est donné des règles du jeu écartant l'éthique.

Elle a, bien sûr,  une dimension technique.

Agriculture durable : qu'est-ce que c'est ?

Pour s'informer sur l'évaluation de la durabilité d'un système d'exploitation agricole : http://www.idea.portea.fr/12.0.html 
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Chez nous :  

évaluer la qualité environnementale

L'instrumentalisation de l'environnement au service des élevages industriels

Les régions à forte concentation d'élevages industriels ne savent plus que faire des effluents. La directive cadre sur l'eau oblige à retrouver une qualité satisfaisante de l'eau, pourtant polluée par les nitrates provenant des élevages. Il n'est donc plus possible d'implanter ou d'agrandir des élevages.

En conséquence, l'industrie de l'élevage développe des techniques de plus en plus nombreuses pour traiter les lisiers et fientes, dont  le compostage  et la méthanisation.

Diverses techniques de lavage ou d'inséminations bactériennes sont sensées réduire les odeurs nauséabondes insupportables aux riverains.

Des subventions importantes pérennisent l'élevage concentrationnaire, sous prétexte d'environnement

  • PMPOA (Plan de maîtrise des Pollutions d'Origine Agricole) : c'est l'aideà la mise aux normes des bâtiments d'élevage, donc au stockage des lisiers ;  
  • aide à l'alimentation biphasique (porcs) qui revient à économiser l'aliment, et en conséquence à réduire N et P dans les excréments
  • aide à divers systèmes de traitement des effluents..... 

les déjections animales

  • y-a-t-il liaison au sol, c'est-à-dire est-ce que l'exploitation dispose des terres qu'il faut pour produire l'aliment des animaux, et pour épandre leurs  déjections ? A l'opposé, l'élevage dit hors sol ne dispose pas des terres, achète l'aliment, et a généré des problèmes immenses quant à des épandages excessifs et polluants.
  • est-ce que le nombre d'animaux est modéré, de manière à s'intégrer dans les capacités d'accueil de l'environnement naturel ?
  • y a-t-il préférence à la production de fumier pailleux au lieu du tout-lisier ? Le fumier pailleux est riche en carbone, apporte de l'humus et se prête bien au compostage.
  • est-ce que les pratiques d'épandage sont bonnes, et contrôlées?     

les paysages et les milieux naturels remarquables

  • y a-t-il une diversité des cultures (pas de monoculture) ?
  • est-ce que les herbivores sont alimentés à base d'herbe ?
  • est-ce que la gestion des prairies, ou au moins de certaines, est extensive (peu d'engrais, et dans certains cas fauche tardive pour préserver fleurs et oiseaux) ?
  • y a-t-il des arbres, des haies, des vergers hautes tiges, des zones humides sur l'exploitation ?
  • est-ce que la gestion des milieux remarquables est adaptée à leur préservation ?
  • y a-t-il maintien des prairies, voire reconquête des prairies et de la biodiversité ?
  • y a-t-il contamination par les OGM ?
  • quelle est la place du maïs et du soja dans l'alimentation animale ?
voir  L'alimentation animale en "système soja"



bâtiment d'élevage laitier conduit en zéro pâturage

les ressources naturelles et en particulier l'eau

  • y a-t-il une bonne maîtrise de la fertilisation, sans qu'il y ait pollution des cours d'eau et de la nappe phréatique par l'azote ?
  • est-ce que les pesticides sont supprimés ou réduits à un strict minimum dans les cas difficiles ?
  • est-ce que des biocarburants sont utilisés à la ferme (huile de colza pour le tracteur) ?
  • y a-t-il économie d'énergie ?
  • est-ce que les déchets sont recyclés ?

ambiance champêtre...

Ici, les vaches sortent au pré. Ce pâturage ne suffit pas à les nourrir, mais leur procure beaucoup de bien-être et une bien meilleure santé - tous les éleveurs en conviennent.

le cadre de vie

  • y a-t-il des nuisances significatives et fréquentes (bruit, odeurs, trafic) ?
  • est-ce que les élevages ressemblent à une zone industrielle ?
  • ou est-ce que les bâtiments d'élevage sont intégrés dans le paysage ?
  • est-ce que les parcours en plein air contribuent à la diversité des paysages et les rendent agréables à la promenade ?
  •  est-ce que la valeur des maisons diminue ou augmente en relation avec l'environnement agricole ?

incitation à la promenade, autour du village
Plan du site
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A côté des immenses champs de maïs il reste des pâturages avec des vergers....

Une seule planète : la question du soja

L'alimentation animale en "système soja"  : en construction

Elle est performante, et permet d'assurer des rations relativement équilibrées et digestes dans le cadre de l'élevage intensif. Les protéines au soja complètent surtout les rations à base de maïs (qui est riche en énergie mais pauvre en protéines).  

C'est une solution séduisante :
  •  pour des productions animales hors sol. C'est une invitation à s'affranchir des liens naturels entre les animaux et les terres,
  • pour l'engraissement des jeunes bovins, sans pâturage, et avec un minimum de fourrage grossier,
  • dans les régions où l'herbe souffre en été de la sécheresse,
  • pour l'élevage industriel des monogastriques, porcs et  volailles.
L'élevage industriel a pu se développer  massivement grâce à la baisse des prix des céréales, suite aux montants compensatoires payés par la PAC.
Ces systèmes favorisent la monoculture de maïs (maïs grain  +  maïs fourrage) et la culture intensive d'autres céréales, avec les conséquences bien connues : biodiversité et paysage très pauvres ;  pollution par les pesticides ; selon les régions : ressources en eau sollicitées pour l'irrigation ; sols nus en hiver (maïs).
L'expansion du soja pour l'exportation en Amérique du Sud fait des dégâts immenses, sociaux et écologiques.  Mais attention : ne pas jeter le bébé avec le bain ! Autant le maïs que le soja sont utiles.... tout dépend de ce qu'on en fait et comment..

Echanges mondiaux avec des retombées néfastes   en construction  

voir   qualité sociale
voir  la Campagne "soja contre la vie" du CCFD, réseau Cohérence, Confédération paysanne, le GRET, le réseau agriculture durable, et beaucoup d'autres.
voir http://www.ccfd.asso.fr/ewb_pages/r/recherche.php

Alternatives au soja en construction

Le soja durable  en construction

voir http://www.wwf.ch/fr/lewwf/notremission/forets/durable/soja/index.cfm

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