Porc "Thierry Schweitzer" :
le bien-être réussit
La marque de porc "Thierry Schweitzer", d'après l'éleveur de même nom, est peut-être le premier  label privé en France qui met en avant le bien-être animal de manière explicite et prioritaire.
Thierry Schweitzer a su incarner et communiquer  un état d'esprit nouveau.
Il a su montrer qu'il peut y avoir d'autres valeurs en élevage que l'économique.
Il a su créer des conditions de travail agréables  autour d'un bien-être animal moderne et convaincant.

Partenariat avec les associations

Au début, en 1996,  a été une pétition, partie des SPAs, rejointe par la Chambre de Consommation d'Alsace, diffusée aussi par Alsace Nature, pour un élevage respectueux du bien-être animal, de la santé, et de l'environnement. Elle a obtenu plus de 36 000 signatures, les 3/4 en Alsace. Ensuite  un jeune éleveur de porcs est venu vers la Chambre de Consommation d'Alsace  en disant "je veux bien élever des porcs comme la société le demande - mais qu'est-ce que vous voulez exactement ?"
Réponse : "le meilleur de la bio et du label rouge, mais abordable en grande surface".

Thierry Schweitzer a  recherché le meilleur compromis compatible avec un surcoût modéré.  Un cahier des charges fut rédigé, avec les associations, basé sur  
  • bien-être animal
  • sécurité alimentaire
  • prix abordable
voir  www.thierry-schweitzer.com

Aux associations de témoigner que cette production n'est pas une n'ième démarche banale de marketing, mais qu'il s'agit bien d'un mode de production radicalement différent :

Décisif et déterminant : les personnes

Des Thierry Schweitzer il n'y en a pas beaucoup ! C'est bien dommage. Sa personnalité agréable et convaincante, au-delà des compétences professionnelles, est la clé du succès.
Mais d'autres y ont contribué. C'est une poignée de personnes qui ont, ensemble, et chacun à sa place, utlisé la marge de manoeuvre qui leur était ouverte, pour  faire reculer le mur de la compétition bête et méchante.
Le soutien efficace du directeur d'Auchan Illkirch, Monsieur Delarue, a permis le lancement de la production, avec un volume adapté à la grande surface.  Il a eu raison d'y croire.
Car le problème il est là : il faut caler, au démarrage, une production débutante face à un débouché débutant.

Un rayonnement international

D'autres éleveurs ont rejoint le mouvement.
Des techniciens et visiteurs allemands et autrichiens défilent à l'élevage Schweitzer. La case de mise-bas est copiée.
Mais personne n'est prophète chez soi....  C'est bien dommage. Le reste de la production alsacienne reste accrochée à la méthode du caillebotis intégral, des bâtiments sombres, des ventilateurs bruyants, des truies en cages.