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Le prix :  repère ou piège ?
La 'promo' permet de vendre


Mais que dit le contenu de ce cahier des charges ?
Est-ce vraiment bien ? Ou est-ce qu'on paie plus cher pour du bluff ?
Il y a d'un côté le prix que touche l'éleveur pour son produit (le lait, les oeufs, les carcasses).  
De l'autre côté, il y a le prix qui apparait dans le magasin.

Quelle est la relation entre ces prix et les conditions d'élevage ?
Est-ce que le bien-être animal coûte "trop cher" ?

Il coûte "trop cher" dans la mesure où on le veut bien....

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Les éleveurs : pourvu que ça paie !

La plupart des éleveurs disent : "Je suis d'accord pour faire du bien-être animal (logement, surfaces, plein air...), à condition d'être payé pour".
Mais les exemples d'une meilleure rémunération pour des efforts prioritaires et cohérents  au niveau du bien-être animal sont plutôt rares en France et manquent de lisibilité.

Il existe de grandes variations du bien-être animal entre les exploitations. La commercialisation ne fait jamais la différence entre ces niveaux individuels de qualité.  

Les centrales d'achat de la grande distribution ont mauvaise réputation. Des produits remarquables peuvent être mieux payés pendant un certain temps, mais dès que l'offre augmente, la pression sur les prix devient très dure.

Les expériences décevantes lorsque des efforts significatifs finissent par être mal payés, laissent des traces désastreuses dans les mémoires des éleveurs.


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Les distributeurs : une politique des prix qui sabote le bien-être animal ? (et qui stresse et démolit les hommes ?)

Les grandes enseignes se présentent comme la "charnière" entre producteurs et consommateurs, et même comme le représentant des consommateurs, celui qui les connait et qui les sert. En réalité, elles sont plutôt  un mur opaque entre producteur et consommateur.

La grande distribution  a un pouvoir effarant. Etre référencé ou non, décide de la survie des entreprises.

La grande distribution a un pouvoir effarant sur la communication envers les consommateurs. Avec ses catalogues publicitaires elle s'adresse en permanence  aux consommateurs et s'exprime, avec sa publicité. Information ou désinformation ? C'est elle qui décide.


Quelques grandes centrales d'achat tiennent en main l'essentiel de l'alimentation des Français.  Est-ce que les consommateurs ont dit que c'est cela ce  qu'ils veulent ?

Les grandes enseignes se développent par une expansion internationale, mondialisée. Mais les hypermarchés en France sont plutôt en perte de vitesse.  Le "hard discount" entraîne des adaptations. Les enseignes augmentent, en interne, la pression à la performance sur leur personnel. Mais à terme, le stress est une voie sans issue. Il rend malade.  L'avenir jugera ce système économique.

Revenons à notre sujet qui est la viabilité du bien-être animal en élevage. Il faudra que les distributeurs et chefs de rayons prennent conscience de toute la souffrance animale dont ils sont responsables (voir segmentation du marché). Leur pratique des prix est peut-être adaptée à des stylos et des chaussettes ... , mais pas à des produits issus d'animaux vivants et sensibles.


Mais que savent les acheteurs professionnels de la distribution sur la qualité éthique en production animale?


Que savent-ils de la détresse animale et humaine et des alternatives possibles ? Parions qu'ils sont plutôt ignorants - ignorants surtout quant aux alternatives qui seraient possibles. Ce n'est pas étonnant.

Qui les informe ? Les commerciaux des filières agro-industrielles.


Les consommateurs : dépassés ! 

"Le consommateur ne regarde que le prix", entend-t-on dire.

Pourtant, l'avenir  de l'écologie et du bien-être animal dépend de ce que la consommateur veut bien acheter. C'est aussi ce qu'on entend dire. Pauvre consommateur : toute la planète repose sur son épaule...  et il a tant d'autres soucis!

Le consommateur est noyé dans la publicité, il est noyé dans une offre surabondante, il est noyé dans les images véhiculant des désirs de consommer.
Il est soumis à une publicité qui martèle une chose : le prix, et encore le prix.

Le consommateur  non spécialisé est dépassé. Il cherche aussi une certaine qualité, face à un certain prix. Il ne sait réellement évaluer et juger ni l'une, ni l'autre, mais il sait s'il est satisfait. Il connait certains produits, et il a ses habitudes.- On entend souvent dire que le consommateur est perdu dans la multitude des signes de qualité et qu'il faut simplifier.  

Simplifier ?  Mais dans quel but ? La qualité n'est pas simple !  .

Ce n'a aucun sens de faire plus simple si c'est pour niveller, et niveller par le bas, et manipuler encore davantage.

Tant que le bien-être animal n'est pas identifié comme un enjeu important, dans la durée, parmi les autres enjeux qui l'intéressent, le consommateur aura des difficultés à faire des choix cohérents et à payer le juste prix pour un bien-être que, au fond, il approuve.

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Qui tire les ficelles de la manipulation? 

Ce ne sont sûrement pas les consommateurs !!

Est-ce que les consommateurs ont dit qu'ils veulent un poulet qui atteint 2 kg en seulement 40 jours ?

Qu'ils veulent boire le lait de vaches qui n'ont jamais vu un pré et qui boitent ? Ont-ils dit qu'il faut payer le lait moins cher aux éleveurs ?

Ont-ils réclamé de manger du jambon de porcs entassés dans l'obscurité au-dessus de leurs excréments ?

Les consommateurs ont-ils jamais dit qu'ils veulent du poulet du Brésil et de Thailande ?

Ont-ils jamais dit qu'ils veulent en tant que contribuables soutenir les élevages industriels qui polluent la Bretagne, par des subventions à l'exportation, en payant la dépollution, en payant la mise aux normes, en payant pour la promotion du porc industriel ?


Agriculteurs, consommateurs, distributeurs... il n'y a pas la catégorie des bons et celle des méchants, celle des égoïstes, et celle des généreux.

Tous sont piégés par  "le système".Tous peuvent contribuer à en sortir. 

En partenaires.

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