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Signes dits de qualité :
 quelle "qualité" ?
quel bien-être des animaux ?

truie en maternité
système en agriculture biologique


truie en maternité
système "Thierry Schweitzer",
marque privée ayant un cahier des
charges "bien-être"


truie en maternité
système industriel porcin : c'est le standard, c'est la normale en certification de conformité, et c'est admis en label rouge (en dehors du naissage en plein air).
Le label rouge des volailles à croissance lente a été un coup de génie.
Par ailleurs les signes de qualité ont un intérêt très variable - parfois important, parfois minime -  pour le bien-être animal. Parfois ils exigent même un "plus" de privation et de souffrance.

Les signes de qualité devaient être retravaillés. (dit la Loi d'Orientation Agricole).
Or c'est la déception :
Le bien-être animal reste absent (ignoré, évincé...) de la petite réforme engagée qui n'affiche aucune ambition sur les modes d'élevage.
(Projet de loi ratifiant l'ordonnance n° 2006-1547 du 7 décembre 2006 relative à la valorisation des produits agricoles, forestiers ou alimentaires et des produits de la mer :
http://www.assemblee-nationale.fr/13/dossiers/ 


L'agriculture biologique se distingue par son approche globale et cohérente.

Signes d'identification de la qualité et de l'origine
mentions valorisantes
certification des produits

(Atout Qualité Certifié)
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Des changements

La classification ci-dessus est nouvelle ; elle est établie avec la dernière Loi d'Orientation Agricole. La certification de conformité a été exclue des signes officiels dits de qualité. C'est une bonne chose : ses méthodes d'élevage sont celles du standard.

Une bonne vue d'ensemble se trouve sur le site de la DGCCRF (Répression des Fraudes) :
http://www.finances.gouv.fr/DGCCRF/04_dossiers/consommation/ficonso/c11.htm

Transparence des cahiers des charges ?

Avec internet, ce serait facile. Certains groupements mettent en effet quelques informations sur internet.  Mais pour prendre connaissance d'un cahier des charges, il faut se rendre au Ministère de l'Agriculture, Bureau de la Qualité, ou à l'administration dans la région concernée, ou à la DGCCRF.
Les notices techniques sont la base commune minimale des différents labels régionaux. Elles sont soumises à une consultation publique plutôt confidentielle (par exemple sur rendez-vous auprès de la Commission des labels). Il faut surtout bien suivre le Bulletin Officiel de la Concurrence, de la Consommation, et de la Répression des Fraudes (BOCCRF) qui publie les consultations publiques, et des résumés de cahiers des charges . Ces résumés ne sont pas exhaustifs en ce qui concerne le bien-être animal.
Tant que les cahiers des charges sont discutés au sein des Commisions des Labels et de Certification (régionale puis nationale), tout est strictement confidentiel. En effet, l'enjeu économique est de taille.

Qualité : à chacun son signe

Jusqu'à la toute récente réorganisation, il y avait 4 signes dits officiels de qualité.  Cela permettait de  donner satisfaction à tout le monde : le label rouge pour  les gourmets, l'agriculture biologique pour les écolos,  l'AOC pour les amoureux des terroirs, et la certification de conformité (atout qualité ceritifé) pour l'industrie. Il fallait bien qu'elle aussi aie son signe de qualité.

Ni la protection des animaux ni la protection de l'environnement ne sont représentés au niveau de la Commission Nationale des Labels et de la Certification. Face aux démarches économiques, il manque de la contre-expertise indépendante.

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Label rouge
Le Label Rouge est le label alimentaire français. Il appartient au Ministère de l'Agriculture. Obtenir le "label rouge" pour un produit, est une procédure longue, lourde et coûteuse. Elle passe par la Commission nationale des labels et de la certification.  Des professionnels proches des filières y siègent.

Qualité gustative supérieure

Il garantit une qualité gustative supérieure.  Il faut donc que des panels de consommateurs dégustent, en aveugle, les produits, pour démontrer cette qualité gustative supérieure qui doit être régulière.

Qualité d'image

Tout ce qui concerne le bien-être animal, l'environnement, le paysage....  fait partie de la rubrique "image". Nous voilà dans une démarche marketing où on parle à l'imaginaire du consommateur. Certes, cette approche a sa part de réalisme. Néanmoins, elle met mal à l'aise.  Le respect de l'animal et de l'environnement sont des réalités concrètes avant d'être de l'image. Pourquoi ne pas y aller par le chemin le plus droit ? Est-ce que le consommateur est considéré comme trop naîf et rêveur   pour comprendre des critères exacts?

Les notices techniques décrivent le minimum de base

Pour chaque catégorie de produit qui existe en label rouge, une notice technique définit les exigences minimales de base. Ensuite il y aura un certain nombre de labels régionaux. Ils appartiennent à un "groupement qualité" qui a déposé sa propre marque. Chacun aura élaboré son propre cahier des charges, validé par la Commission Nationale des labels et des Certifications. Celui-ci devra au minimum respecter la notice technique de base, mais il sera beaucoup plus précis et  pourra aller plus loin.


Les productions de volailles label rouge sont en baisse ? 

C'est que les consommateurs sont à côté de la plaque... peut-être ont-ils été mal informés ?

voir Synalaf
http://www.synalaf.com/

Cette diminution est le contrecoup d'une augmentation importante au moment de la crise de la vache folle.  Puis en 2005, l'inflenza aviaire a fait baisser les ventes, de manière parfaitement irrationnelle, sans la moindre justification objective. Aucune volaille de plein air n'a été touchée par l'influenza aviaire en France ! Le risque pour le consommateur était inexistant.

Hélas, la seule production label rouge qui augmente est celle de chapon de pintade - encore un produit de cruauté qu'il n'aurait jamais fallu laisser faire.

Tous les amis des animaux devraient se mobiliser pour que la production de volaille label rouge élevée en plein air (mais jusqu'à la fin de l'engraissement!) retrouve un bon taux de croissance et puisse conquérir la restauration hors foyer (notamment scolaire). 

Pour réagir au poulet standard :
http://www.poulets.fr/ 

Quel intérêt a le label rouge pour le bien-être animal ?

D'une manière générale, les contrôles réguliers permettent d'assurer une certaine discipline dans la conduite de l'élevage. C'est rassurant.
Le plus souvent, les surfaces par animal sont supérieures au standard, et la densité et le nombre d'animaux sont moindres.
Souvent il y a sortie au plein air.
N'oublions jamais que l'objectif du label rouge est le goût supérieur au standard, et ceci démontré par des dégustations très codifiées.
Il y a alors 2 cas de figure :
  • soit le meilleur goût est lié à des conditions d'élevage plus favorables à l'animal: élevage en plein air, croissance lente...
  • soit le "meilleur" goût est lié (ou est supposé être lié, selon la tradition) à des pratiques contraires au bien-être animal : p.ex. chaponnage, finition en claustration voire en cages...

La Protection Mondiale des Animaux de Ferme (PMAF) a élaboré une excellente synthèse, très bien présentée, des différentes notices techniques des labels rouges.  (pas question de refaire ici cet important  travail) Voir:
http://www.pmaf.org/labels/index.php

  Poulet label rouge  

Le bien-être n'est pas l'objectif du label rouge. Mais pour le poulet de chair la convergence entre meilleur goût et bien-être de l'animal est remarquable. (Quel heureux hasard...) Ceci est surtout dû à la vitesse de croissance qui, pour le label rouge, est lente, ou plutôt normale, physiologique, alors qu'elle est anormale - doublée ! - pour le poulet standard.  Donc toute la pathologie liée à l'excès de poids sur des pattes trop faibles, et une digestion poussée à bout, est résolue. En plus, les densités sont faibles en bâtiment (11/m² au lieu de  > 20/m² en standard), et il y a sortie au plein air.

   Porc : le label rouge discrédité pour la charcuterie/salaisons   

La notice technique n'est que la prescription a minima que tous les labels doivent respecter. Il faut aller voir de très près le cahier des charges du groupement en question.
Il y a de très importantes nuances !
Il peut s'agir de porc alternatif sous toutes les formes : sur paille, de porc élevé en plein air,  de porc disposant d'un petit parcours à l'extérieur genre courette. le porc fermier a un accès au plein air, toutefois seulement pendant une durée limitée, ou, autrement dit, pas tous les porcs à la fois (d'après la notice technique). Il faudra donc veiller  à ces précisions très intéressantes.
Il faudra aussi toujours interpeller les groupements sur les conditions de mise-bas et d'allaitement. Un engraissement alternatif sur paille peut succéder à un naissage industriel de truies bloquées. Un naissage en plein air peut être suivi d'un engraissement sur caillebotis. Y a-t-il cohérence ?

MAIS en "label rouge" (surtout charcuterie, salaisons...) il peut aussi s'agir de porc élevé sur caillebotis, sans litière, ni accès au plein air. Le seul avantage consiste alors en des surfaces par porc légèrement augmentées.
D'après la notice technique les truies bénéficient seulement d'une anticipation de la nouvelle directive, c'est-à-dire les gestantes devront (au-delà des 4 premières semaines) être en groupe, avec des surfaces minimales (2,25m² pour une truie de 250kg ! pas fameux).  -

  Chapons, poularde, poulet (de Bresse) :  souffrir pour le goût   

En effet, ces productions se passent en plein air, et tout paraît bien, dans le meilleur du monde. Or la finition (les dernières semaines) doit se faire en claustration, dans des épinettes (petites cages).
voir    volailles de Bresse
Ces volailles bénéficient aussi de l'AOC. Les caractéristiques de la production, avec sa finition cruelle, sont données dans le Journal Officiel :
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/

Le chaponnage en soi est une barbarie : sortir  à vif les testicules du corps.
voir    qualité gustative, chapon    
           douleur    

   autres espèces         en construction
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  L'agriculture biologique  

Une voie d'excellence

Les cahiers des charges de l'agriculture biologique sont les plus exigeants et les plus cohérents en matière de bien-être animal. Il n'y a pas de doute là-dessus.

(Inutile de rappeler que l'agriculture biologique est la meilleure, voire aujourd'hui la seule, réponse à la pollution grave et diffuse par les pesticides et les fertilisants.)

Pour la comparaison avec le label rouge et avec le standard voir le site de la PMAF http://www.pmaf.org/labels/index.php.

Pour prendre connaisance de la réglementation, voir le site de la FNAB (Fédération nationale de l'Agriculture Biologique)
http://www.fnab.org/    
voir notamment le "guide de lecture PA " (productions animales).

L'AB une voie d'avenir, une voie d'excellence.

C'est la seule qui sait aussi  dire NON :
  • non au foie gras
  • non aux OGM
  • non au transfert embryonnaire
  • non aux manipulations hormonales
  • non aux longs transports d'animaux

L'agriculture biologique est aujourd'hui une force d'innovation extraordinaire qui unit agriculteurs et scientifiques au service de la planète.

C'est une innovation au contact du vivant, où la science peut retrouver le sens du respect de la vie. 
C'est aussi une innovation construite sur la créativité des agriculteurs qui se trouvent à la pointe du progrès, tout devant, pour réconcilier l'homme avec sa planète.

Des exigences ambitieuses, et des obstacles absurdes :

  • innovation très rapide, et manque d'expérience
  • valorisation souvent difficile
  • aides moindres que pour l'agriculture industrielle
  • polyculture, beaucoup de travail, avec des pics saisonniers où il est diffcile de "s'occuper de tout"
  • pauvreté des moyens de recherche et d'accompagnement
  • semences et génétique animale conventionnels  souvent peu adaptés à une conduite naturelle et rustique
  • surcoûts artificiels, sans relation avec les coûts de production, (emballages...)
  • distorsion de concurrence avec d'autres pays 
  • manque de reconnaissance pour la NONpollution de l'eau etc.
Pour  surmonter les difficultés il faut  :
  • des moyens en formation et recherche
  • un accompagnement politique avec des aides pertinentes
  • il faut des consommateurs intelligents et fidèles
  • il faut des prix adéquats

Aujourd'hui l'agriculture mondialisée, industrialisée, déshumanisée, est à la recherche d'une identité. 

L'agriculture a besoin de retrouver un sens, une dignité, et des valeurs.

L'agriculture biologique permet de reconstruire tout cela. Elle le fait pour les productions végétales.

Pour  les productions animales, c'est le bien-être des animaux qui donne la clé du sens, de la dignité, et du bien-être partagé.

C'est une alternative à l'idéologie dominante, abêtissante, du tout-technico-économique.


Des faiblesses et des dangers qui peuvent et doivent être surmontées

Ceux qui souhaitent pratiquer un élevage biologique sérieux se sentiront peut-être  encouragés par ces lignes à "faire le ménage". Les risques pour le bien-être des animaux peuvent être :
  • un certain dogmatisme : on va refuser certains aliments (acides aminés synthétiques... après l'interdiction des farines animales) même s'il y a un risque de déséquilibre alimentaire avec  un risque de stress et de mortalité ; or des progrès ont été faits dans ce domaine.
  • une phobie excessive des médicaments allopathiques qui fait que certains animaux ne sont pas soignés même s'ils en auraient besoin. Les animaux souffriront pour les traitements alternatifs... inefficaces.  Cela peut aller jusqu'à la mort (évitable) de l'animal. Derrière l'alibi du refus de la médecine scientifique, l'agriculteur peut aussi chercher à économiser les frais de vétérinaire pour un animal qui a peu de valeur marchande.
  • une priorité donnée par le cahier des charges à des "traitements" dont l'efficacité est douteuse (on se fait plaisir) - est-ce que réellement  on peut demander au consommateur de payer un surcoût pour ça ? Cela peut être bénin, ou aller jusqu'à une certaine attirance vers les spéculations de médecines alternatives et le rôle du guérisseur - gourou - spirituel,   avec des procédés moyen-âgeux.
  • l'oubli du problème de la douleur - est-ce que la douleur est tellement naturelle et acceptée pour les "bio"  ? -  la bio n'a RIEN à proposer sur la douleur, l'anesthésie, le soulagement de la souffrance. Concernant la castration par exemple, elle fait pareil que le non bio : à vif.  Les consommateurs "bio" tombent des nues lorsqu'ils l'apprennent...  (Est-ce que la bio risque encore de s'opposer au soulagement de la souffrance par des médicaments efficaces, allopathiques ? Il faut se souvenir que c'est surtout la douleur qui est néfaste pour l'immunité ; l'effet d'un produit anesthésique n'est rien à côté d'une  expérience traumatisante
  • L'indifférence de la plupart des élevages bio envers les veaux mâles des vaches laitières : ceux-ci sont alors vendus à 8 jours et partent sur la route et dans les circuits standard d'engraissement. Leur détresse est programmée (même si des progrès limités sont en cours, mais ils sont loin d'avoir aboutis partout)

  • L'image du veau laitier qui tête sa mère représente le rêve d'une agriculture biologique idyllique. Naïveté ? Ignorance ? Tromperie ?
En effet, cela doit être l'objectif à terme de l'agriculture biologique. D'ailleurs les premiers éleveurs biologiques expérimentent le maintien du veau auprès de la vache laitière qui est traite régulièrement. Mais cela ne se fera pas sans le consommateur qui rémunère le lait en conséquence et qui est ausi prêt à acheter de la viande, et non seulement du lait.



La bio sait que le psychique joue sur la santé, 

elle doit encore en tirer toutes les conséquences.

L'importance accordée à une alimentation naturelle est bonne, si les autres composantes du bien-être ne sont pas négligés.  
La volonté de réduire les traitements médicamenteux est excellente, mais cela doit se faire par des conditions de vie saines, pas en imposant des traitements 'alternatifs'.
Les aspects comportementaux, sociaux, et psychiques de la santé et du bien-être animal ont été négligés (et le sont encore), en bio comme ailleurs.
Ainsi on avait pu voir dans les débuts du bio des bovins logés sur caillebotis qui ne sortaient pas, et qui pourtant étaient vendus comme "bio" en vertu de leur alimentation biologique. C'est du passé.  Aujourd'hui la bio est à l'avant-garde de la reconnaissance des besoins comportementaux ....  même s'il y a encore trop de dérogations.
Pourquoi accepte-t-on  p.ex. qu'un bovin à l'engrais pour les derniers mois de sa vie soit en claustration à l'étable et privé de pâturage pour la finition?
Souvent les jeunes veaux (pas encore immunisés et très sensibles aux parasites internes) sont privés de sortie au pré, de peur qu'ils  soient (trop) parasités - alors qu'on leur refuse les antiparasitaires allopathiques. Il y a là des priorités à revoir, toujours dans l'"esprit bio" qui est celui d'une bonne gestion des pâturages (pour maîtriser la pression parasitaire) et d'une bonne immunité permettant d'éviter au maximum ces antiparasitaires.  
Et tout le débat très gênant sur l'attache des vaches laitières ?! L'interdiction (cohérente) de l'attache des vaches est prévue par l'Europe, mais pas vraiment bienvenue en bio.

L'excellence est possible.

C'est en agriculture biologique que l'on peut rencontrer les expériences les plus extraordinaires en matière de bien-être animal, et des relations entre éleveur et animal particulièrement riches. Pour permettre cela, une plus-value appropriée  et une clientèle fidèle  sont  indispensables.

Et il faudrait (enfin !!!) des budgets de recherche pour une agronomie écologique et éthique.

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Dénomination montagne

Une commune est classée en zone de montagne si son altitude est au minimum de 700 m (600 m dans les Vosges) et/ou si la pente moyenne de son territoire est supérieure à 20 %.  
La nouvelle Loi d'Orientation Agricole prévoit (article 79) un Code de la montagne, ainsi qu'un suivi des produits "montagne" (article 83)
La dénomination montagne implique que l'aliment des animaux est produite en montagne, or ceci n'est pas valable pour les porcs (ce qui peut se comprendre).
Pour les herbivores, la montagne relève sans aucun doute d'un intérêt certain puisque l'alimentation a de fortes chances d'être à base d'herbe, avec pâturage saisonnier. En échange, malheureusement, la montagne comporte aussi une part élevée d'étables entravées, où les vaches sont à l'attache, durant la mauvaise saison.  Cette situation n'est pas facile à changer, puisque la situation économique des exploitations de montagne n'est pas favorable à des investissements lourds.

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Produits "fermiers"

Le terme "fermier" est toujours des plus flous. La Loi d'Orientation Agricole le classe comme mention valorisante, mais les précisions restent à être élaborées. Il y a deux orientations :

Produire et vendre à la ferme

D'après le fédération des producteurs fermiers il s'agit d'une production en petites quantités, produite / transformée / commercialisée par des agriculteurs (inscrits à la MSA), à partir des matières premières de la ferme, et dans le respect de l'environnement.
Le terme est par ailleurs appliqué au réseau "Bienvenue à la ferme".

Bien-être animal ? le foie gras est omniprésent

Les (vrais) producteurs fermiers disposent de structures qui sont souvent favorables au bien-être animal : de petites productions, avec une forte tendance au plein air. Pour "Bienvenue à la Ferme" il existe aussi des cahiers des charges qui peuvent interdire l'élevage en claustration et prescrire des surfaces minimales (à voir cas par cas). Mais le bien-être animal ne semble pas être un objectif important de ces démarches.  Comment pourrait-il ? Sur tous les marchés, les producteurs de foie gras, et souvent aussi de chapon, sont présents.  Alors on ne parle pas facilement du bien-être animal....  
Dans d'autes pays, le bien-être animal est une revendication explicite, solidaire, de l'agriculture paysanne, en France c'est évident pour certains, c'est crispant pour d'autres.  "C'est fermier, c'est local, c'est petit   -   donc c'est bien"  ?!? Souvent, mais pas toujours.
Pour quelqu'un ayant une forte sensibilité pour l'animal, ces marchés fermiers dégagent un malaise.

Attention au faux fermier

On trouve encore trop souvent sur des marchés des produits provenant d'élevages de type industriel. Comme il existe aussi de petits élevages de poules en cages, qui vendent les oeufs en vente directe. Il peut par ailleurs y avoir des problèmes d'hygiène, de compétences, de soins, de choix de système.  Le mieux c'est d'aller voir pour se faire une idée.
Filière Label Rouge "fermier"

Il s'agit là de groupements suffisamment importants pour vendre du volume en grande distribution. 
Ici la dénomination "fermier" répond à des définitions précisées dans la notice technique Label Rouge. 
Pour certaines espèces l'intérêt "bien-être animal" est important. Pour commener, la taille de l'élevage sera limitée
.
Certes, cela dépasse la production "à la ferme" puriste et rigoureuse (voir à colonne à gauche), mais pour un produit disponible en grande surface ce n'est franchement pas si mal.

Porc fermier

Pour le porc, il garantit un accès (seulement partiel !) au plein air. C'est bon, c'est sain.

Oeufs Cocorette

Pour les oeufs, ce qui est remarquable c'est l'exigence de la marque Cocorette : "oeufs pondus dans des nids de paille et ramassés à la main".  Pourquoi ?
  • la poule aime pondre dans des nids paillés : c'est un "plus" significatif pour son bien-être, cela la déstresse, au point de même réduire les comportements dangereux de picage
  • ramasser à la main est un travail long... (qui permet aussi une bonne surveillance du poulailer) : cette exigence limite la taille du poulailler en dessous du seuil où il devient rentable et indiqué d'automatiser la collecte des oeufs (environ 3 000 poules)
Mais l'utilisation du terme "fermier"  fait l'objet de conflits. Ainsi Cocorette conteste l'utilisation du terme 'fermier' par  Loué, les oeufs label rouge de Loué provenant de fermes plus grandes et utilisant des pondoirs automatiques.
http://www.agrisalon.com/06-actu/article
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Certification de conformité 

Elle faisait partie des signes officiels dit de qualité. Elle communique sur quelques caractères relativement banaux relevant de production, origine, transformation..... Elle assure néanmoins une traçabilité et une certaine régularité dans la qualité.
Des caractères qui définissent des critères significatifs de bien-être animal sont l'exception. Il peut y en avoir, par exemple du veau élevé sur paille.
Mais en grande majorité il s'agit de modes d'élevage standard et industriels ; les efforts en matière de bien-être animal sont peu significatifs.
Ses cahiers des charges garantissent un certain suivi, et on peut compter sur le respect des réglementations sanitaires. Le volume d'air disponible par animal dans une étable est un tel critère ayant une incidence sanitaire directe (prévention des maladies respiratoires). Le transport des animaux vers l'abattoir a aussi tout intérêt à être encadré, puisque c'est le stress avant l'abattage qui risque surtout de dégrader la qualité des carcasses ; l'enjeu économique est réel. Mais c'est bien la traçabilité qui est l'enjeu essentiel. Il s'agit de faire référencer et de valoriser le produit au titre de son origine régionale et surtout de son groupement.  En effet, le référencement est la condition de survie des productions  régionales.

Ensuite, tout est une question de communication. Que ce soit en Bretagne, en Alsace ou ailleurs, l'enjeu est bien de faire oublier au consommateur que les conditions d'élevage pourraient  bien être celles qui sont décriées en tant qu'"élevages industriels" (terme mal aimé), et que du moins certains parmi ces élevages.....  déclenchent  la colère des riverains sous les odeurs.

Mais dans quelles conditions peut-on légitimement mettre en avant, dans la publicité,

  ??

voici une publicité qui depuis de longues années trône au-dessus des barquettes à viande et qui fait valoir une certification. Elle affirme "respect du bien-être animal" alors que les porcs sont entassées sur caillebotis souvent dans la (presqu')obscurité, avec des truies bloquées en cages étroites au-dessus de leurs excréments, durant toute leur vie.... bref, le mal-être animal reconnu et typique. 

L'utilisation  du terme "bien-être animal" risque de créer confusion et distorsion de concurrence. 

Que veut dire "bien-être" dans la publicité ?

Est-ce que ce terme est considéré être entièrement subjectif, et chaque marque peut dire ce qu'elle veut  ?

N'y a-t-il pas là une très sérieuse distorsion de concurrence entre élevages qui font le minimum, et d'autres qui font des efforts significatifs?
Comment le consommateur saura-t-il faire la différence?
Pour parler de "bien-être", ne vaudrait-il pas mieux s'en tenir à des critères significatifs validés par des travaux scientifques et par des labels 'bien-être' fonctionnant dans certains pays ?

Porc  certifié

Le "cochon de Bretagne"

Il s'agit bien d'une démarche de communication pour du porc de type standard, élevé sur caillebotis, dans un système industriel, avec les truies en cages. Une régle intéressante pour l'environnement toutefois : couverture de tous les sols en hiver.
Mais le bien-être  animal ?
"Il s’agit pour la société Le Cochon de Bretagne de pérenniser le mode d’élevage actuel en le
revalorisant par le produit, auprès du consommateur lors de son acte d’achat." Source :
www.lecochondebretagne.com/presse/dossiers/strategie_developpement.pdf

Le porc de la marque "Burehof" ou "Lieselheim"
Idem pour ce porc, dont le nom signifie "ferme" en alsacien. Sanitairement correct, respectueux de la loi, muni de traçabilité, bénéficiant d'un transport court vers l'abattoir - tout va bien, sauf que durant l'élevage, le porc à l'engrais n'a droit qu'à environ 0,70m² de caillebotis intégral, et les truies sont en cages (normes a minima). L'objectif est technico-économique. Mais en posant la question à des consommateurs, on se rend facilement compte qu'ils sont nombreux à imaginer que c'est autrement. Or même si les éleveurs mettent en avant le caractère 'familial' de leur exploitation, leurs méthodes sont industrielles (ce sont strictement les mêmes !), et les agrandissements se succèdent.  

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Viande bovine certifiée   en construction

Oeufs  certifiés  en construction

Poulet  certifié   en construction

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