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Segmentation du marché :
un résultat odieux

truie en maternité
système en agriculture biologique







truie en maternité
système standard.
inacceptable.
La segmentation du marché apparait comme une démarche pertinente. En effet, elle permet au consommateur de choisir parmi une gamme de produits, en fonction de ses goûts, ses priorités, et son portefeuille.

Mais tout se gâche lorsque des produits garantis "bien-être animal" sont casés dans des "productions de niche" et de "haut de gamme", alors que les gros volumes ("premier prix" et "moyenne gamme" ) sont des produits issus de détresse animale. (La même chose vaut bien sûr pour la détresse et exploitation humaine : conditions de travail, salaires de misère...). voir Prix

La "gamme souffrance" n'est pas une fatalité : elle ne devrait pas exister.  Elle doit disparaître.

Le bien-être animal doit devenir un standard abordable.
Il restera toujours de la place pour des produits d'excellence et
d'avant-garde dans le domaine de l'élevage en plein air.
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truies gestantes en cages, standard

truies et verrat, agriculture biologique

Segmentation du marché : 

quand trop de "libre choix" rend complice et coupable

C'est le métier et l'attrait des grands magasins de proposer une large gamme de produits. Le hard discount par contre ne propose au départ qu'un seul type de produit.

Les enseignes se font concurrence en affichant les promotions et avec leurs gammes "premier prix".

Les différences entre produits sont souvent amplifiés par l'emballage. L'image compte pour beaucoup.  Ainsi les oeufs du même type voire du même élevage partent dans des emballages différents, à des prix différents.

La segmentation peut, pour les produits manufacturés, jouer sur des qualités qui sont moralement neutres : la couleur, le design, le goût, la durée d'utilisation.... A chacun de choisir.

Tout change lorsque la segmentation joue sur des caractères qui ont un impact néfaste sur des tiers : pollution de l'eau, résidus de pesticides, exploitation de travailleurs, souffrance animale....  Dans ce contexte le "libre choix" du consommateur  ne se justifie plus.  Celui qui propose de tels produits comme si ne rien était, se rend complice, responsable et coupable.  


La "segmentation du marché" ne doit plus servir de combine pour  évincer toute éthique.

1) les produits issus de souffrance doivent à terme disparaître des rayons


2) les produits issus de démarches respectueuses des animaux (et des hommes) doivent élargir leur part de marché pour devenir la norme, grâce à

  • des marges modérées 
  • des marges transparentes, 
  • l'information du public,
  • un soutien politique.

Et ce n'est pas le travail du consommateur  de mettre tout cela en place!

C'est le rôle et la responsabilité des professionnels !

Diverses enseignes en Grande-Gretagne, Allemagne, Autriche... ont déjà éliminé les oeufs de cages de leurs rayons.

Consommateurs : 

noyés dans leur quotidien

Ils ne regardent que le prix ?

Soit les gens manquent de moyens et doivent toujours et partout se contenter du  moins cher. Mais s'ils aiment les animaux ? Ils doivent quand même se nourrir de souffrance animale, contre leur volonté ? Quel mépris pour les "pauvres".  Ils doivent 'bouffer' non pas de la 'merde' mais de la souffrance... 

Soit les gens achètent le premier prix alors qu'ils auraient les moyens de choisir quelque chose de plus cher. Pourquoi acheter alors le premier prix ?
- par principe et habitude :  pourquoi jeter l'argent par la fenêtre, si les produits 'premier prix' sont à peu près corrects?
- par jeu ou par acharnement : il faut ne pas 'se faire avoir' ; il faut  être le plus malin
- par profonde conviction : c'est une règle de vie, une règle de société : toujours chercher le moins cher !
- on prend le moins cher, tant qu'il n'y a pas d'autre critère convaincant  qui se présente
- par fatalisme : de toute façon on se fait avoir (et on ne peut croire en rien) !

Ils regardent autre chose que le prix ?

Pourquoi payeraient-ils plus cher que "le moins cher" ?
(- par ignorance des alternatives moins chères)
- par facilité : gain de temps
- pour le plaisir : goût, présentation, imaginaire
- pour le lien avec le producteur/commerçant : attachement, confiance, fidélité, voisinage, proximité
- par conviction : pour des raisons de santé, d'environnement, de choix de société...    et parce qu'ils aiment les animaux.

Le plaisir d'avoir fait et soutenu quelque chose de bien. Le plaisir de la bonne conscience. 

Partager la responsabilité, et partager la dignité 

Avoir agi et choisi de manière respectueuse permet  de prendre part à la dignité, de faire partie de tout ceux qui oeuvrent opur un monde meilleur.. 

Consommateurs et animaux sont faits pour s'entendre !

Le consommateur est à la fois
  • conservateur et attaché à ce qu'il connait
  • versatile et  friand de nouveautés.
Le bien-être animal c'est justement 
  • le meilleur de la tradition 
  • et le meilleur de la modernité.

Commençons d'abord à éclaircir les malentendus.

En France on n'a  jamais vraiment parlé au consommateur du bien-être des animaux et de leurs conditions d'élevage. -
 Les quelques scandales de maltraitance vus à la télé sont si loin des produits si propres dans les rayons....
Le consommateur a bien d'autres problèmes au quotidien.
Il s'agit donc de ne pas lui en demander trop.

Il s'agit d'ouvrir une  voie claire, crédible,  et abordable, vers des produits garantis "bien-être animal", 

permettant aux consommateurs de mieux respecter les animaux, par leurs choix d'achat. 

La Communauté européenne étudie cette voie.    http://www.welfarequality.net/everyone/34056

Il existe en effet des labels "bien-être animal" dans de nombreux pays.  



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